Les parents peuvent jouer un rôle important lorsqu’il s’agit d’éduquer leurs adolescents sur la santé sexuelle et reproductive. Étude ont montré cette communication ouverte entre les parents et les adolescents peut entraîner un retard dans les rapports sexuels et favoriser des relations positives et des rapports sexuels protégés.

Cependant, des études en Afrique subsaharienne montrez également que de nombreux parents ne connaissent pas grand-chose aux questions liées au sexe et ne sont pas à l’aise avec les adolescents sur ces questions. Souvent, lorsque la communication parent-enfant se produit, elle se limite à encourager l’abstinence.

Nous voulions en savoir plus sur la communication sur le sexe entre parents et adolescents, en particulier: comment ces conversations commencent, quelles approches fonctionnent, de quoi on parle et si les parents sont équipés pour avoir ces conversations.

Pour ce faire, nous avons effectué étude à Korogocho, un établissement informel à Nairobi, au Kenya. L’étude s’est concentrée sur la communication entre 32 parents et 30 adolescents (garçons et filles) âgés de 11 à 13 ans.

Nous avons constaté que la plupart des parents ne parlaient pas de sexe et de relations amoureuses à leurs adolescents. Celles qui le faisaient étaient plus susceptibles de parler à leurs filles, car elles croyaient qu’elles étaient plus vulnérables aux risques, tels que les grossesses non planifiées. Ils ont également eu tendance à utiliser la peur et l’intimidation. En conséquence, les adolescents ne voulaient pas parler à leurs parents de leurs relations.

Les résultats de notre étude donnent un aperçu de la nécessité de programmes d’éducation sexuelle pour les parents. Cela leur donnerait les connaissances dont ils ont besoin pour aider leurs enfants avec des informations précises, opportunes et adaptées à leur âge.

Il est important de s’attaquer à ce problème car les adolescents au Kenya sont sensibles à une mauvaise santé sexuelle et reproductive. Par exemple, en 2014 Au sujet une adolescente sur cinq était enceinte ou était enceinte. Les adolescents sont également très vulnérables au VIH. Une nouvelle infection à VIH sur trois se produit parmi ce groupe.

Une mauvaise santé sexuelle et reproductive peut entraîner des problèmes physiques et socio-économiques. Par exemple, de nombreuses filles enceintes abandonnent l’école, ce qui peut avoir des conséquences à long terme sur leur capacité à obtenir un emploi bien rémunéré.

Tout cela est une conséquence de accès limité aux services adaptés aux adolescents, tabous autour de discuter ouvertement de questions sexuelles et souvent messages contradictoires, inexacts ou ambigus. Cela limite la capacité des adolescents à prendre des décisions éclairées concernant leur santé et leur bien-être.

Fournir aux parents les bonnes informations sur ce dont ils doivent parler et comment en parler est une étape clé pour relever ce défi majeur en matière de santé.

Notre étude

Korogocho est l’un des établissements informels les plus congestionnés de Nairobi. Il a taux de criminalité élevés, insécurité, chômage, surpopulation et accès limité aux services de santé.

Nous nous sommes concentrés sur un règlement informel car il y a preuve que les adolescents vivant dans ces contextes sont exposés de manière disproportionnée à de moins bons résultats en matière de santé que ceux vivant ailleurs. Ce comprendre des débuts sexuels plus précoces, des taux plus élevés de grossesses chez les adolescentes et de grossesses non planifiées, et prévalence du VIH plus élevée.

Le manque d’engagement approprié entre les parents et leurs enfants pourrait en être un facteur.

Nous avons constaté que la plupart des parents pensaient que 18 ans était l’âge le plus approprié pour parler de problèmes liés au sexe. Ils considéraient tout ce qui était plus jeune que cela comme trop jeune pour les relations amoureuses et les discussions sur le sexe.

Lorsque des conversations ont eu lieu, le moment était réactionnaire, souvent déclenché par un événement antérieur dans le quartier, comme une jeune fille enceinte. Cela suggère que les conversations peuvent être un événement ponctuel qui est peu susceptible d’encourager des discussions ouvertes et régulières sur le sexe et d’autres sujets connexes.

Le contenu des conversations était également limité. Rarement des sujets tels que l’utilisation du préservatif, les contraceptifs, la prévention de la grossesse (sauf l’abstinence) et la prévention des infections sexuellement transmissibles ont été abordés. Au lieu de cela, les parents décourageaient souvent simplement les adolescents d’avoir des relations sexuelles, notant les conséquences négatives d’une activité sexuelle.

La communication avait également tendance à être unilatérale, autoritaire, fondée sur la peur et initiée par les parents. Les parents ont emballé des informations sur le sexe du point de vue du risque. Cette approche de communication décourageait les adolescents de divulguer leur statut relationnel par crainte de violence physique, verbale et émotionnelle. Cela inclurait des coups physiques, être chassé de chez soi et voir leur éducation interrompue.

Enfin, nous avons constaté qu’il y avait des différences entre les sexes dans la communication: plus de filles que de garçons parlaient à leurs parents de relations amoureuses. De même, un plus grand nombre de parents ont eu des conversations sur les relations sexuelles avec leurs filles parce qu’ils estimaient que les filles étaient plus vulnérables aux risques sexuels.

Laisser les garçons à l’écart est un problème grave – cela limite leur accès à l’information et peut augmenter leur probabilité de se livrer à des comportements sexuels à risque, d’attraper des infections sexuellement transmissibles, de paternité précoce et de violence sexuelle.

Une voie à suivre

Il existe un moyen de relever ces défis.

Il existe des programmes de santé sexuelle – tels que Familias Fuertas en Amérique du Sud, et Les Familles Comptent au Kenya – qui ont montré que fournir aux parents les compétences et les informations dont ils ont besoin les rend plus à l’aise et confiants lorsqu’il s’agit de résoudre les problèmes de relations sexuelles avec leurs enfants.

Enfin, les conversations sur le sexe doivent commencer tôt – à partir d’environ cinq ans – et devrait être adapté à l’âge et basé sur des informations factuelles. Ce timing donne aux jeunes les outils et les compétences nécessaires pour prendre des décisions éclairées.

Une communication efficace peut compléter l’éducation sexuelle scolaire adaptée à l’âge et permettre aux jeunes de prendre des décisions qui favorisent leur santé et leur bien-être.